Inauguration du Cluster Assurance AuRA, les acteurs de l’assurance Auvergne Rhône-Alpes se rassemblent pour réfléchir, ensemble, à l’assurance de demain et proposer des solutions mutualisées aux problématiques communes : Attractivité du secteur, prospective métiers et besoins en formation, ou encore digitalisation.

Soirée d’inauguration du Cluster d’Assurances Auvergne Rhône Alpes

Groupama Stadium – le 8 novembre 2018

Le Cluster Assurance Auvergne-Rhône-Alpes rassemble les acteurs majeurs de l’assurance en Auvergne Rhône-Alpes ainsi que des partenaires, écosystème de la filière. Première initiative en la matière au niveau national, le Cluster répond à un besoin de mise en commun de moyens, réflexions et actions pour accompagner le développement des acteurs régionaux de l’assurance, en créant des synergies avec les autres secteurs économiques. L’enjeu est aujourd’hui de préserver la vitalité du secteur et les emplois qu’il génère. La région Auvergne-Rhône-Alpes est un terreau fertile pour cette mobilisation. Forte d’un tissu d’entreprises historiques, de la présence de sièges sociaux de sociétés d’assurance et d’une représentation importante des métiers du courtage, elle est le deuxième marché français de l’assurance.

A l’occasion de la soirée d’inauguration, Philippe GUERAND, Président de la CCIR a animé une table ronde sur de la genèse du Cluster : de l’idée à la concrétisation, quels ont été les rôles respectifs de Laurent FIARD (Président de VISIATIV et Président du MEDEF Lyon-Rhône), Patrick MARTIN (Président du groupe MARTIN BELAYSOUD EXPANSION et à l’époque Président du MEDEF AuRA), Bruno ROUSSET (Président du Groupe APRIL) et Philippe GLERAN (Directeur Régional de MMA et représentant de la FFA) ? Jean-Paul BABEY, (Président d’ALPTIS Assurance) s’est plus spécifiquement exprimé sur ce qui l’a amené à prendre la Présidence du Cluster.

Le monde de l’assurance est au carrefour des transformations numérique, environnementale, économique, sociologique. L’enjeu est aujourd’hui de transformer ces contraintes en opportunités pour préserver la vitalité du secteur et les emplois qu’il génère au niveau régional, soit près de 15 000. Cela passe notamment par la consolidation et le développement d’un écosystème territorial dynamique qui regroupe établissements de formation, assureurs, courtiers, fédérations, syndicats…

Cette proximité territoriale et la capacité à engager des réflexions et un travail collaboratif sera déterminante pour nous inscrire de manière positive dans les mutations en cours et à venir. La création du Cluster Assurance AuRA est la réponse à ce défi.

Le Cluster Assurance AuRA va contribuer à transformer l’image du secteur en valorisant notamment mieux nos métiers, et ce d’autant plus que nous avons des éléments légitimes pour le faire. Les besoins en assurance vont grandissants, avec une volonté croissante de se protéger contre différents risques, connus ou inconnus à ce jour comme ceux liés au numérique ou à l’écologie. Le secteur de l’assurance est solide et en développement, il ouvre des perspectives d’emploi sur le long terme.

C’est aussi un domaine créatif où les projets sont nombreux. L’idée de l’assurance monolithique et fermée sur elle-même a vécu. L’objectif est de faire émerger rapidement des actions concrètes. Nous avons donc beaucoup travaillé en amont de la création de ce Cluster, notamment pour répondre à la question : est-il réaliste d’envisager une démarche commune alors que nous sommes pour certains concurrents ? Et si oui sur quels domaines ? Trois axes de travail sont nés de cette réflexion : le premier est l’attractivité de la filière, le deuxième est une étude prospective sur la transformation du métier et l’adéquation des programmes de formation, le troisième est la digitalisation et les impacts de la transformation numérique sur les structures, la relation client et les produits. L’objectif est de proposer des ressources documentaires partagées, des bonnes pratiques duplicables, des événements fédérateurs. Sans oublier de faciliter les interactions avec d’autres secteurs car l’assurance est en lien direct avec ceux de l’industrie, de la santé, de la mobilité.

FOUZIYA BOUZERDA

Vice-présidente à la Métropole de Lyon déléguée à l’Économie et à l’Insertion nous a fait l’honneur de sa présence et s’est exprimée devant les 150 invités sur cette belle initiative.

Pour elle, le secteur de l’assurance est une des filières les plus dynamiques et attractives au coeur de la Métropole de Lyon. En quoi est-il aujourd’hui devenu un secteur clé pour le territoire ? Historiquement, l’assurance est au coeur de l’ADN économique de la métropole lyonnaise avec à partir du 19ème siècle le développement historique à Lyon des sociétés mutuelles dans le BTP ou le secteur médical et médico-social. Avec aujourd’hui plus de 11 500 emplois recensés et une croissance de +16 %, Lyon est la 2e place de l’Assurance en France, en termes d’emplois et de formations. Elle bénéficie de l’implantation de centres de décision tels que les sièges sociaux d’April, d’Apicil, d’Alptis, de Groupama Rhône-Alpes-Auvergne, ou encore de SHAM et dispose d’une renommée dans le marché du courtage avec plus de 30 % d’emploi du secteur sur le territoire. Le quartier de la Part-Dieu est une place forte incontournable du secteur Assurance concentrant plus d’un emploi sur cinq avec l’accueil des sociétés Alptis, April, Covéa, etc. Nous disposons également d’un pôle international de référence de formation et de recherche avec l’implantation de la Maison de l’Assurance et de l’Actuariat qui regroupe l’ISFA, classée 1re école d’actuariat française, ’IAL-Lyon 1, et l’Ifpass. L’assurance lyonnaise a su se réinventer, évoluer avec son territoire et mettre l’innovation au coeur du secteur.

Cette innovation s’illustre notamment avec la culture collaborative, mutualiste lyonnaise et la création du Cluster Assurance AuRA mais aussi par les innovations produit et servicielle. Qu’il s’agisse de la digitalisation du secteur ou encore du développement de nouvelles garanties assurancielles sur des secteurs clés, chers à notre stratégie de développement économique telles que la cybersécurité, la e- santé, le transport… Lyon dispose de tous les atouts pour être LA place forte de l’assurance en France !

Comment la Métropole de Lyon s’investit en faveur de cette filière et de ces acteurs ? En participant aux réunions du comité exécutif, la Métropole de Lyon accompagne le Cluster dans sa construction depuis près d’un an. Que ce soit à travers la réalisation de l’étude OPALE sur leur filière pour les aider à mieux se positionner, à la mise en réseau avec l’écosystème lyonnais, les services de la Métropole se sont associés et investis pleinement en faveur du Cluster. Nous accompagnons également les acteurs de manière individuelle dans leur projet d’implantation ou d’extension par exemple.

La restructuration du quartier de la Part-Dieu, place forte dans le domaine du courtage, va permettre de créer 650 000 m2 de bureaux supplémentaires à horizon 2030 ce qui est une opportunité de choix pour les acteurs.

Comment la Métropole accueille la création d’un tel Cluster, le seul en France sur le secteur et comment compte-t-elle collaborer avec lui ? La création du Cluster Assurance Aura, par sa diversité d’acteurs et sa structure agile, constitue une valeur ajoutée pour le territoire et répond aux nouveaux enjeux du secteur Assurance. Cette filière est capitale sur le territoire pour accompagner notamment nos systèmes industriels vers l’industrie 4.0. Confrontée au quotidien à des problématiques fortes et menaces en matière de cybersécurité, nos systèmes industriels doivent disposer d’une expertise maximale et les collaborations de tous en la matière est la bienvenue.

Dans ce cadre, nous avons favorisé les relations intercluster et notamment entre le Cluster Assurance AuRA et le Cluster ECC4IU, le Cluster européen spécialisé en Cybersécurité des systèmes industriels et urbains. La e-santé et la prévention des risques est également un sujet que nous portons à la Métropole de Lyon. Ainsi nous avons impliqué le Cluster Assurance Aura au comité de pilotage de ce projet.

8 novembre 2018 matin
Conférence de presse de lancement du Cluster

Pour annoncer le lancement du Cluster Assurance Aura, Jean-Paul BABEY (résident d’Alptis), Eric LAMOURET (Président du Sycra et de l’AIAL -Association Interprofessionnelle de l’Assurance Lyonnaise-), Bruno ROUSSET (Président du groupe April) et Philippe GLERAN (représentant local de la FFA), respectivement Président, Vice-Présidents et Secrétaire Général du Cluster, ont répondu aux questions des journalistes, de ce qui a motivé les acteurs de l’assurance de la région à se rapprocher, aux thématiques retenues dans les groupes de travail.

Conférence de Presse de lancement du CLUSTER ASSURANCE AuRA en présence de 4 membres du Bureau : Jean-Paul Babey (Alptis), Président du Cluster, Bruno Rousset (April) et Eric Lamouret (Président du Sycra et de l’AIAL), Vice-Présidents du Cluster et Philippe Gléran (représentant régional de la FFA) Secrétaire Général du Cluster. Présent également, Alexis Meyer, Directeur des affaires sociales de la FFA. De la genèse aux ambitions d’un projet qui rassemble autour des enjeux de l’assurance de demain.



 

Assurance lyonnaise :
son plan pour rester attractive

De gauche à droite, Jean-Paul Babey (Alptis), Eric Lamouret (Sycra), Bruno Rousset (April) et Philippe Gléran (FFA)

Face aux transformations qui agitent le secteur, les acteurs de l’assurance et de l’intermédiation en région Auvergne Rhône-Alpes ont décidé de se fédérer autour d’un « cluster ». L’initiative vise avant tout à défendre l’attractivité de la deuxième place française de l’assurance en termes de compétences et d’emplois.

 Le premier cluster dédié à l’assurance vient officiellement de voir le jour… à Lyon. Au terme de près de deux ans de discussions entre lesprincipaux représentants du secteur au niveau régional, le « Cluster Assurance AuRA » a été dévoilé en grande pompe ce jeudi 8 novembre au siège du groupe April en présence de Bruno Rousset, son PDG, Jean- Paul Babey, président d’Alptis, Eric Lamouret, président de l’association interprofessionnelle assurance lyonnaise et du Sycra et de Philippe Gléran, coordinateur régional de la FFA.

Si d’habitude les « clusters », ces regroupements économiques d’entreprises d’un même secteur dans un bassin d’emploi autour d’intérêts convergents, sont plutôt fréquents dans des secteurs de type industrie ou informatique, ils se font en revanche bien plus rares dans l’assurance.

« Notre secteur souffre d’une image d’opacité et de complexité que l’on doit abolir. L’assurance, y compris, lyonnaise ne doit pas devenir la grande discrète », prévient Eric Lamouret.

D’autant que le secteur n’a pas à rougir de sa contribution à la dynamique d’emploi. Selon l’étude OPALE (Observatoire Partenarial Lyonnais en Économie), Lyon fait partie des agglomérations les plus dynamiques pour la création d’emploi dans le secteur de l’assurance avec près de 1840 emplois créés entre 2008 et 2016, soit une croissance de 16%.

Une structure associative ouverte

L’initiative, engagée dès 2016, est partie du constat suivant : préserver l’attractivité de la deuxième place française de l’assurance et des 15 000 emplois qu’elle génère dans un contexte où le secteur traverse d’importants bouleversements à la fois économiques, numériques, environnementaux et sociétaux. « Ces transformations ont un impact dans les services que nous délivrons aux clients et en interne sur les métiers de l’assurance. Soit on entreprend de mener ces réflexions chacun de notre côté, soit on acte l’intérêt commun à partager. L’idée de l’assurance monolithique et fermée a vécu », souligne Jean-Paul Babey, président d’Alptis et du cluster.

Un message manifestement partagé par l’assurance lyonnaise, si l’on en croit les adhérents. Le cluster, constitué sous la forme d’une association loi 1901, réunit à ce stade les principaux acteurs de la filière assurance. Au premier rang desquels figurent les institutionnels à travers le Medef, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), Agéa, la CSCA, Planète Courtier, le Sycra, la CEA, l’Ifpass, tout comme la FFA, qui suit de près l’initiative : « Nous avons la chance de disposer d’une deuxième place forte après Paris en termes d’emplois et de formation et d’un tissu d’employeurs riches. Ce cluster pourrait tout à fait se décliner dans d’autres régions », évoque Alexis Meyer, directeur des affaires sociales de la FFA.

Les sociétés d’assurance, d’assistance, de courtage régionales, elles aussi, ont répondu favorablement à la création du cluster à l’instar d’Alptis, Apicil, April, CFDP, Groupama Rhône-Alpes Auvergne, Harmonie Mutuelle, L’Auxiliaire, l’assisteur Opteven, Radiance (Humanis) et Sham.

La liste n’est pas, à ce stade, close.

Conçu comme une structure « ouverte », le cluster a vocation à s’étoffer de nouveaux adhérents relevant de son écosystème, dont des assurtech ou d’autres compagnies et cabinets de courtages. A une nuance près : « Ces adhérents implantés dans la région devront nécessairement détenir un centre de décision », rappelle Eric Lamouret.

Une condition qui exclut de fait les directions régionales des grands cabinets de courtage ou certaines délégations de compagnies ou mutuelles d’assurance, dont les décisions relèvent encore de sièges parisiens ou niortais. A ce stade, des sociétés telles qu’Afi Esca ont marqué leur intérêt pour rejoindre le cluster.

Un cluster pour faire quoi ?

Voilà pour le cadre. En termes de méthodologie, l’association s’appuiera sur trois groupes de travail : digitalisation, formation, transformation des métiers. Objectif : croiser les expertises métiers et formaliser, le cas échéant, des propositions ou des actions communes au niveau local.

A titre d’exemple, sur la formation, les enjeux portent notamment sur le maintien des compétences techniques dans la région de même que l’adaptation des offres de formation en phase avec les nouveaux métiers enrichis par l’apport des innovations technologiques (intelligence artificielle, blockchain). « Nous manquons, par exemple, de souscripteurs de risques d’entreprises, dans la région. C’est une compétence très rare. Nous devrons éviter la fuite ou la perte de métiers pour rester attractifs auprès des acteurs économiques de la région. Sans quoi, ils s’en remettront à Paris », prévient Philippe Gléran.

Faire coïncider la formation (initiale comme continue) aux besoins de la filière, telle sera le message que le cluster s’efforcera de faire passer. D’autant que dans la région, près de 40 programmes formations aux métiers d’assurance ont été recensés par le groupe de travail pour près de 15 organismes. « Il y a urgence à bouger les choses. Nous devons encourager une culture d’audace et valoriser les métiers où la relation client est prépondérante. Cela passe par une acculturation des collaborateurs au digital par des hackathons ou par le mode projet », souligne Bruno Rousset, vice-président du cluster.

Les dernières séances des groupes de travail du cluster assurance AuRA – Le 27 novembre 2018

4ème réunion du Groupe de Travail Digital & Assurance, mardi 27 novembre 2018. En équipe réduite mais très créative, le groupe a décidé de partir de l’expérience client pour identifier des situations « de crispation » de l’assuré, traduites ensuite en pistes d’amélioration par l’assureur (assumer et résoudre, fluidifier les démarches et éliminer les étapes inutiles pour le client, proposer des réponses adaptées aux attentes), avant d’imaginer des solutions digitales susceptibles d’apporter de vraies solutions. Prochaines étapes : Consolider les propositions, creuser les applications les plus mutualisables …et co-construire ! Merci à tous les participants du Groupe de Travail pour leur enthousiasme, en particulier à Claude Agnès HERBST, adhérente du SYCRA et dirigeante du cabinet TREFLE ASSURANCES, à Véronique Pachoud-Le Floch (Alptis) et Olivier Mondin pour la co-animation ainsi qu’à Magali Paquelier (Groupama) d’avoir accueilli le groupe pour cette séance.

Claude Agnès HERBST
adhérente du SYCRA et dirigeante
du cabinet TREFLE ASSURANCES

Les commentaires sont désactivés.